Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 12:23

Première bonne nouvelle :

1 218,45 euros ! C’est la somme récoltée pour l’association en un dimanche après-midi !

Dimanche 13 décembre 2009, une grande vente de noël a été organisée au profit de Pour Les Enfants d’Haïti, par Raphaëlle et Christophe, sensibilisés à notre cause.

Pour cela, ils ont conviés chez eux, autour d’un goûter, de nombreux amis créateurs pro et amateurs, sollicités quelques semaines plus tôt pour venir vendre leurs œuvres ce jour-là. Il y avait les broches Supermarket Bag d’Elise (www.elisefouin.com), les sculptures de Marie (http://mariecoisnon.free ), les affiches d’Aliette (www.aliette.etsy.com ), les autocollants à colorier de Céline (www.undeuxpois-illustrations.blogspot.com ), les photos de Stéphane, Charles (www.cvioo.com ) et Edouard, les sacs de Raphaëlle, l’écharpe, la guirlande, les fleurs et les sacs d’Isabelle, les bracelets d’Elvire, les bagues d’Anne, les calendriers de Christophe, le tableau de Guillaume, les portes clés de Doudou, les pères noël et la chanson de Fitou… Et un stand d’artisanat haïtien et d’objets de l’association (cartes de vœux, chocolats, tapis de souris, badges…).

Bravant le froid, qui s’est abattu sur Paris ce jour-là, les acheteurs sont venus nombreux. L’ambiance était chaleureuse, bonne enfant et à la générosité. En effet, en 5 heures de temps, nous avons récolté 1 218,48 euros. Une vente exceptionnelle. Un grand merci à tous, généreux créateurs et généreux acheteurs. Un merci particulier à Raphaëlle et Christophe, d’avoir eu cette idée géniale, d’avoir mis en place cette belle vente, et pour leur accueil et leur enthousiasme.

Deuxième bonne nouvelle :

Quelques heures plus tard, de l'autre côté de l'atlantique, Sylviane, qui participait à une journée organisée par l'association des familles adoptantes de la Caraïbes, sous la présidence de Catherine BOITTIN; préparait son stand. Sylviane a fait de très belles ventes. Les maillots de bain gracieusement offerts par Soraya EDDINE, les tapis de souris PLED'H, les figurines Papo lui ont permis de récolter 520 euros, auxquels se sont ajoutés 50 euros de dons. Soit 570 euros.

Troisième bonne nouvelle :

Qu'importe le calendrier, la fête de Noêl a été magnifiquement célébrée à l'orphelinat ENFANT HAITIEN MON FRERE. Le père Noël est arrivé avec un peu d'avance pour le plus grand plaisir des petits et des grands.

Ce dimanche 13 décembre 2009 restera la très belle date de l'année 2009 pour EHHM et pour PLED'H.


Repost 0
Pour les Enfants d'Haïti
commenter cet article
6 juin 2009 6 06 /06 /juin /2009 13:03

Plus de 40 dessins reçus ! ce concours est une belle réussite et l'album est prêt à être envoyé aux enfants de EHMF à Port au Prince.

Un merci tout particulier aux élèves de Florence TERRIER. Toute la classe de CE1 de l'école Camille CLAUDEL de Mallemort, qui s'est documentée pour offrir une belle palette de couleurs et de jolies représentations d'Haïti.

Merci également au club des Fripounets de l'Action Catholique de Ergué-Gaberic qui nous a envoyé un joli message et de beaux dessins.

Merci à Alana, Antonin, Celeste, Rose, Félicie, Gaspard, Théo, Mathieu, Léa, Louis, Camilia, Sébastien, Kilian, Enzo, Sofiane, Hugo, Jules, Margot, Emilie,Léa C, Laurianne, Juliette, Louise, Andréa, Jérémy, Lucie, Lucas, Emmanuel, Tristan, Nedjie, Lénise, Raphaël, Luc, Jerry, Robin, Baptiste, Shana, Florian, Lolita, Léo, Lisa, Marine, Charles, Maëlle, Morgane, Pierrick, Maïa. Vous offrez un très beau cadeau aux enfants qui vivent au 141 avenue Christophe à Port au Prince.

En plus des superbes dessins reçus, nous avons pu récolter 540 euros qui permettront d'organiser en partie la prochaine rentrée scolaire à la crèche.

Encore tous nos remerciements pour cette belle aventure.

Toute l'équipe de PLED'H.


Repost 0
Pour les Enfants d'Haïti
commenter cet article
28 février 2009 6 28 /02 /février /2009 18:53

 

Joindre le très agréable, au très utile…

 

En vous invitant à feuilleter un très joli bouquin peint, photographié et écrit à 6 mains.

3 copains, amoureux de Paris qui nous font découvrir leur Paris à travers ses toits.

Un bouquin pour soi, ou pour offrir aux autres.

Un regard sur Paris, les ciels par-dessus les toits.

 

Et pour que le plaisir soit complet, si vous achetez un de ces exemplaires en précisant le code : PLED’H, NSA BASTILLE reversera à l’association  4 euros par bouquin vendu.

Et 4 euros multiplié par beaucoup, ça fait 4 fois plus pour les enfants de Enfant Haïtien Mon Frère.

 

Rendez-vous sur :

 

http://www.nsa-bastille.fr

 

cliquez sur : découvrez la librairie en ligne NSA-Bastille

 

Cliquez sur : Jw Hanoteau, P Cosar, A Soularue « Paris, les ciels par-dessus les toits » et laissez vous guider….

 

« Passant ou promeneur, et toi aussi badaud,

Regarde vers là-haut, lève un peu le museau,

Et si le cœur t’en dit grimpe jusqu’aux chapeaux,

Les ciels gris et bleus, parfois au reflet d’or,

Eclaireront pour toi ce merveilleux décor.

Et là, bien installé, tu pourras y surprendre

Des frimas jusqu’à juin, d’équinoxes en décembre ;

Des ombres et des silhouettes, des je ne sais trop quoi,

Virtuel ou bien réel petit peuple des toits »

 

 

Merci à vous tous.

Amitiés

Annelise

 

 

 

Repost 0
Pour les Enfants d'Haïti
commenter cet article
21 janvier 2009 3 21 /01 /janvier /2009 06:55

 

 

 

 

 

                                                                                   Mallemort, le 18 janvier 2009

 

Bonjour à tous,

 

En ce début d’année, qui nous l’espérons, sera une belle année pour tous, nous avons  le plaisir de vous faire parvenir quelques nouvelles de l’association.

 

 

Noël 2008 :

A l’occasion d’une fête de Noël organisée à la crèche  par l’ADESEGAH (Association des Anciens Scouts et Guides d’Haïti) avec le concours d’un magicien,  les enfants ont reçu les cadeaux offerts par PLED’H Un beau moment festif.

 

 

 

CARTES DE VŒUX :

Nous avons vendu pour 3500 euros de cartes de vœux. Après avoir réglé les 1805 euros pour l’impression de ces cartes, il est resté en bénéfice net : 1695 euros.

Il reste des cartes qui pourront être utilisées pour la fin de l’année.

 

 

 

 

Virement :

Un virement d’un montant de 2500 euros vient d’être effectué. L’argent devrait être sur le compte d’EHMF d’ici la fin de la semaine prochaine.

 

 

 

Comme vous avez pu le constater au cours de cette première année d’existence, notre association réagit  au coup par coup selon les besoins de la crèche. Et grâce à vous tous, nous avons pu être très réactifs. Gageons qu’en cette année 2009 nous soyons tout autant présents aux côtés d’ENFANT HAITIEN MON FRERE.

 

 

A très bientôt.

 

Amicalement.


Pour l’équipe PLED’H : Annelise, Sylviane et Morgane.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Repost 0
Pour les Enfants d'Haïti
commenter cet article
8 septembre 2008 1 08 /09 /septembre /2008 13:12

 

Le 8 septembre 2008,


 

URGENCE HAÏTI APRES LES CYCLONES

 


Bonjour à tous,

 

Vous le savez, Haïti vient de subir en quelques jours le passage de trois cyclones dévastateurs : Gustav, Hanna et Ike. Déjà des centaines de morts et les inondations consécutives risquent de provoquer d’autres problèmes, disettes et épidémies notamment. La saison cyclonique commence tôt cette année et n’épargne pas, malheureusement, ce petit pays déjà en proie aux tourments.

 

Nous avons eu la liste des besoins de l’orphelinat : Protifar, Adiaril, Uvesterol rouge, vitamines enfants, Smecta, céréales Nestlé en boîte métal, lait Nutricia 2ème âge, produits d'hygiène, t-shirts et pantalons en toile pour ados. Afin d’envoyer le plus vite possible des colis, nous avons besoin de vous. Envoyez vos dons à "pour les enfants d'Haïti - BP 36 - 13370 Mallemort

Merci à tous !

 

Le bureau de PLED’H


 

Repost 0
Pour les Enfants d'Haïti
commenter cet article
30 août 2008 6 30 /08 /août /2008 13:55
Bonjour tout le monde,
 
Déjà 10 jours que j'ai rencontrée Lénise (pour toute la vie !), et 8 jours que nous sommes rentrées.
Faut bien que je prenne enfin le temps d'écrire quelques lignes de cette aventure !
 
Je craignais une grosse angoisse dans l'avion entre Pointe-à-Pitre et Port-au-Prince. Et bien non. j'étais assise à côté d'une charmante dame qui partait avac sa petite famille en vacances à Miami; et nous avons papoté tout le temps.
Arrivée à l'aéroport Toussaint Louverture, vais-je retrouvé Martine ? Aura-t-elle pu entrer à la livraison des bagaes pour m'aider à récupérer mes 5 colis ? Oui, elle est là, avec Sofia, une super fille de 18 ans de la crêche, que le frère de Rolande est en train d'adopter.
Bon, les colis arrivent sans problème. Souci suivant, le passage à la douane.
On nous montre illico presto le contrôle des bagages quand j'annonce que c'est que du matériel scolaire en don humanitaire pour une crêche. Sueurs froides! Et tous les les médicaments planqués partout, ils vont me les piquer ? Bon, je prends l'initiative de choisir un des 2 caryons préparés par Sylviane et dont elle m'a dit qu'ils contenaient que du matériel scolaire. je pose ce carton sur la "table de travail". malgré le double et triple scotch (oui j'en ai rajouté partout Sylviane), une douanière l'ouvre, regarde de fond en comble, et consstate qu'il n' ya effectivement que la marchanise annoncée... et nous fait signe que c'est bon. Ouf, mais on ne laisse rien paraître.
Dehors, 2 porteurs nous sautent dessus pour pousser nos caddies jusqu'à la voiture de la crêche. Tout va bien. 1 dollar chacun et ils nous laissent partir. Direction EHMF et Lénise. On y est assez vite. Les enfants jouent dans la cour et dans l'école.
Je croyais trouver ma puce assise sur le canapé dans la grande pièce, qui attendait maman (comme Sylvia et moi avions trouvé Jasseline il y a tout juste 2 ans). Non, il n'y a personne. Martine me presse de trier mes bagages, le chauffeur Wesley attend pour m'emmener à l'hôtel. 5 mn et le tri est fait, j'avais bien séparé dans mes 2 grandes valises les 95% de fournitures pour la crêche et les 5% de bricoles que j'ai apportées pour Lénise et moi. Toujours pas de Lénise. Je demande à entrer dans la chambre des petits, j'y vais. Et pendant que je regarde et câline 2-3 petits, Agelène (une nounou de Lénise) m'amène ma petite fille. Petit gabarit (j'ai l'impression qu'elle n'a pas beaucoup grandit depuis 2 ans que je l'ai vu !) Mais super bien coiffée (d'ailleurs, je n'ai toujours pas défait les tresses); merci Agélène. Lénise tourne la tête, elle ne me regarde pas; elle est sur ses gardes
J'offre à Lénise son premier cadeau. 10 mn et aucun sourire, aucun regard pour moi. Que je la comprends, je ne lui en veux pas. Depuis le temps qu'on lui parle de sa maman, c'est sa manière à elle de cacher ses émotions. Sa maman aussi est émue; cette fois-ci, je ne repartirai pas sans elle.
Quelques photos rapides avec les nounous Agenlène et Wadmise, Martine et Sofia, et hop on est grimpé dans la voiture.
 
Comme Lénise avait déjà mangé à la crêche, on monte dans la chambre. Il est 20 heures. Lénise reste assise là où je l'ai déposée, le regard de côté. Je lui parle, la bisoute, la prend dans mes bras. Aucune réaction, mais elle ne se débat pas du tout, elle se laisse faire. Je sais déjà que ce sera mieux demain. 21h30, je mets MA FILLE au lit; elle s'endort de suite.
 
Il y a du courant, donc de la clim, tant mieux, car il fait lourd. La nuit est magnifique ; je ne dors pas beaucoup, je LA surveille. 2 fois, le groupe électrogène de l'hôtel se mettra en route suite à 2 coupures de courant.
 
Le lendemain matin, petit déjeuner. lénise ne mangeant pas toute seulle, je l'a fait manger; elle a bon appêtit; je ne lui donne pas de lait, (peur des diarhées, on verra ça à la maison) mais des fruits et des tartines. Puis départ pour l'ambassade, la voiture est là comme prévu à 8h45. C'est Yolaine qui m'accompagne. Dans la voiture, Yolaine me remet une partie du dossier de Lénise (l'autre partie c'est M.Guisset qui me la donnera). Arrivés à l'ambassade, M.Guisset nous reçoit; c'est un monsieur charmant (c'est comme tu l'avais dit Anne-Lise). Nous quittons rapidement l'ambassade et allons à la crêche. Je demande à Yolaine de m'emmener dans les différentes chambres, voir les enfants et prendre en photos ceux pour qui je pourrai envoyer les photos aux parents. On me présente alors Christopher et Jean, 2 petits garçons d'environ 4 ans. Puis Georges, tout seul, puis avec sa nounou; beau jeune homme à qui je dis que son papa et sa maman vont bientôt venir le voir. Puis une petite Neika, d'environ 1 mois. Je trouve la maison bien vide par rapport à mon souvenir d'il y a 2 ans; il y a moins d'enfants; la chambre où étaient Jasseline, Jerry puis Lénise est moins remplie de lits.Je croise Martine qui part au boulot; je lui demande si elle pourra venir manger avec moi ce midi à l'hôtel; elle me dit qu'elle va essayer. Je m'en veux après coup, mais je n'ai pas demandé et pas vu le petit Edouarson dont parle si souvent Rolande; si Sabrina et JChristophe, vous pouviez voir ce petit garçon malade et lui donner le punch dont il a tant besoin. Yolaine et Wesley partons vivement (je ne reverrai plus la crêche) à la galerie d'objets artisanaux près de l'hôtel Prince "faire le plein". En effet, je dévalise le magasin en remplissant mes paniers (1 pour moi pour ramener ce que ma fille sera heureuse de découvrir dans quelques années, et 1 pour que PLE'H et Anne-Lise puisse vendre au profit de cette petite association dynamique qui aide la crêche EHMF). Dommage qu'il y a des étagères vides, mais je trouve quand même mon bonheur avec tout ce qui reste. le chauffeur me faire comprendre qu'il faut faire vite, il a une autre course à faire après. je prends donc vite ce qu'il faut. Je rencontre un monsieur "blanc" qui fait aussi ces achats; il regarde beaucoup Lénise dont s'occupe Yolaine; pour moi, c'est quelqu'un de ces ONG présentes en Haïti.
Juste devant l'hôtel, le peintre d'il y a 2 ans est là, avec ses toiles. Mais peu de toiles se battent là. Dommage, je n'ai pas beaucoup de choix, mais j'en choisis quand même pour mettre dans notre maison "petite Haïti", chez nous.
Voilà, midi. Rolande appelle sur le portable de Wesley qui me la passe; elle veut s'assurer que tout va bien.Je lui demande si les enfants ont fait des dessins pour que les ramène à Anne-Lise, afin que PLE'H puisse fabriquer des cartes de voeux 2009 au bénéfice de EHMF; elle me dit de voir cela avec Martine. Le chauffeur nous dépose à l'hôtel à midi.
 
Martine m'appelle pour me dire qu'elle ne peut venir manger. Je l'invite donc pour le soir.
 
Une grande sieste l'après-midi. Puis un petit tour sur la terrasse près de la piscine. Quelque jeux avec Lénise (coloriages, lectures, jeux de balles).... et puis j'ai le plaisir que Lénise me regarde et sourit....... elle a compris beaucoup de choses en 24 heures.
 
Il faut que j'essaie d'envoyer un sms en Martinique. Oui, ça marche super bien avec Sylviane. Et puis j'appelle Palmyre, qui est ravie d'avoir des nouvelles de sa petite soeur; elle sera là demain à l'aéroport.
 
Une rencontre dans l'hôtel avec une troupe de cirque, un groupe de 8 personnes européennes (français, espagnols, italiens,...) qui arrivent de Barcelone avec l'aide de l'Unicef pour faire 3 représentations de cirque par jour à Cité Soleil. Lénise est leur 1ère spectatrice, mais sans succès (pas de rires) malgré leurs numéros de clowns répétition générale à l'hôtel.
 
Martine, accompagnée de Fonid (une tatie de la crêche) arrivent et nous allons diner. Martine est surprise de me voir faire manger Lénise; elle hausse un peu la voix... et Lénise mange parfaitement toute seule, et n'en laisse pas une miette !
Quant aux desins des enfants, Martine me dit que rien n'a été fait. Je lui demande de faire le nécessaire pour que les enfants fassent quelques productions dans les jours à venir qui seront ramenées par Sabrina et JChristophe (OK tous les 2, vous y penserez ?).
C'est une joie de partager ce repas avec Martine. Avant de partir, elle raconte l'histoire du petit chaperon rouge à Lénise.
 
2è et dernière nuit en Haïti.
 
9h. Les valises sont déjà prêtes. Yolaine et Wesley arrivent, et nous partons à l'aéroport. Là, nous disons au-revoir à Yolaine, et sommes assaillies par 4 porteurs (et oui 4) qui nous proposent de nous guider et éviter toute la file d'attente. Et ça marche, en 10 mn, nous avons enregistré nos bagages, et sommes prêts à passer l'immigration. Négociations avec le  chef des porteurs qui demande 50 $; je ne lui donne que les 15 qui me restent (j'ai mis de côté quand même 35 $ pour la taxe de sortie pour Lénise et moi; taxes qu'on ne nous demandera jamais d'ailleurs). Gros stress le passage à l'immigration; gros stress pour rien car tout se passe sans problème; on ne nous demande même pas une copie du dossier (Sab et JChristophe, pensez à prévoir tout de même une copie du dossier donné à l'ambassade, voir avec la personne qui vous accompagnera à l'ambassade).
 
Tiens, dans la salle d'attente, je vois une maman "blanche" avec une petite fille, puis un papa "blanc" avec une autre petite fille. 2 parents adoptants aussi, partant pour la métropole (pour eux aussi, le séjour et les démarches se sont bien passées; bienvenue en France à Gabrielle-Love et Pradeline). Et là, je découvre ma fille sous un autre jour. Le remue-ménage de cette salle d'attente, cette concentration de monde (peut-être une prise de conscience que le vrai départ est proche ?), elle court dans tous les sens, sourit, rit, bref elle respire la joie et la vie. Ma fille est loin d'être apathique. C'est un beau cadeau qu'elle m'offre en quittant son pays pour prendre un nouveau départ avec sa nouvelle maman.
 
Heureuse et fière d'être installée dans l'avion, Lénise ouvre grand ses yeux. Et profite du repas servi, elle touche et goûte à tout.
Escale à Pointe-à-Pitre. On descend de l'avion, pour y remonter 1 heure après; 1 heure à faire la queue pour passer juste un contrôle.
Et là tout va vite, En un rien de temps, aterrissage à Fdf. Passage à la PAF sans problème, et récupération des valises, passage aux douanes..... et sortie avec Lénise..... non, pas sortie, suis-je bête, ARRIVEE avec Lénise.
 
Rencontre émouvante avec Palmyre, puis avec Jasseline, Manon et Sylvia.
Départ pour la maison. On dirait que Lénise et Jasseline se connaissent de longue date (?), elles pouffent de rire ensemble.
Arrivée à la maison, plus moyen de tenir les filles. Lénise fait le tour de la maison en moins de 2, touche à tout, monte sur tout ce qu'elle peut, et sourit tant qu'elle peut. Oui, ma chérie, tu es chez toi.
Je ne connais pas encore la voix de ma fille, mais Sylvia arrive à lui faire dire son prénom, encore une étape de franchie ce soir-là.
 
Depuis 1 semaine maintenant, Lénise découvre chaque jour des choses, que ce soit à la maison ou à l'extérieur. Elle se lâche un peu plus à chaque fois. Elle est toutefois beaucoup plus dynamique avec d'autres enfants (logique non !), mais on se paie toutefois toutes les 2 de bonnes parties de rigolades.
Hier, 1ère baignade à la mer. Grosse peur au début, mais 10 mn après avoir observé les autres enfants jouer dans l'eau, c'est à son tour d'en profiter avec joie.
Hier aussi, on a fait notre 1er gateau ensemble. Elle adore participer à tout......... Mais elle adore aussi jouer toute seule dans son coin, à habllier et déshabiller ses poupées.
 
Voilà, ce n'est que le début, mais ce sont des étapes que je n'oublierai pas.
Bienvenue Lénise avec ta grande soeur et ta maman.
 
Ce sera bientôt l'école, de nouveaux camarades...... Cela ne nous empêchera pas de regarder de temps en temps les photos de ta classe de là-bas que la mamn du petit Gérard nous avait envoyées en septembre dernier; je pense que tu te souviendras longtemps quand même de tes amis restés à la crêche, Raphael, Samuel, Opheline, et la maîtresse que tu appelles "mademoiselle".
 
Valérie
Repost 0
Pour les Enfants d'Haïti
commenter cet article
30 août 2008 6 30 /08 /août /2008 13:44

                                                                  Mallemort, le 1er septembre 2008

 

 

 

Monsieur ONILLON

Chorale HARMONIA

19 rue de la Roseraie

85470 BRETIGNOLLES SUR MER

 

 

Cher Monsieur ONILLON,

 

 

 

Permettez moi, au nom de PLED’H (Pour les Enfants d’Haïti), de vous adresser nos très sincères remerciements pour le geste très généreux que vous avez bien voulu faire au profit de notre association. Ce chèque de 614 Euros a été placé sur le compte de notre association et nous en avons informé Madame Rolande LAFONTANT, directrice de la maison des Enfants (EHMF), qui m’a chargée de vous adresser également ses remerciements les plus cordiaux.

 

Je ne manquerai pas de vous tenir informé de l’utilisation des fonds que la Chorale HARMONIA  a  permis d’adresser à la Maison des Enfants EHMF. Soyez assuré d’ores et déjà que le meilleur usage sera fait de cette somme pour améliorer l’ordinaire des enfants de cette crèche.

Merci encore mille fois pour votre geste très apprécié de tous, je vous prie de croire,  Cher Monsieur ONILLON, en l’expression de mes sentiments les plus cordiaux.

Repost 0
Pour les Enfants d'Haïti
commenter cet article
6 mai 2008 2 06 /05 /mai /2008 15:38

Medley et PLED’H, une belle histoire qui commence

 

Les coiffeurs ont du cœur, un cœur gros comme ça ! Gros comme ça le chèque que les coiffeurs du réseau Medley ont remis à PLED’H le lundi 5 mai : 549 euros ! Engagés, citoyens et solidaires, Patrick Ahmed, Serge Janin et Stéphane Battistella, les trois fondateurs du groupe, ont choisi de soutenir PLED’H. « Les enfants, c’est une cause qui nous touche. Et nous savons qu’en aidant une jeune association totalement bénévole, nos dons sont utiles et bien utilisés », ont-ils confié. Patrick, Serge et Stéphane ont décidé d’aller au bout du projet en impliquant tous leurs collaborateurs dans l’aventure. Pour cela, ils ont eu la bonne idée d’organiser une tombola lors de leur première convention annuelle qui a réuni 35 de leurs 40 employés. A gagner, de beaux lots, comme un écran plat, des caméscopes, des lecteurs MP3… Mais aussi des lots plus rigolos, comme un bougeoir en forme de trophée de la Star Ac’, des gants à vaisselle orange à fleurs taille XXXL ! Des cadeaux qui ont occasionné blagues et rires, dans une ambiance bon enfant. À l’annonce de la somme récoltée, ce sont l’émotion et la joie qui se sont emparées des coiffeurs. Pour une première, c’est une sacrée première. Les coiffeurs Medley peuvent être fiers de leur état d’esprit, de leur dévouement et de leur générosité ! Patrick, Serge et Stéphane ont annoncé qu’ils allaient suivre l’association PLED’H. Une nouvelle enthousiasmante et une belle histoire qui commence entre nous

Mille mercis et un grand bravo à toutes les équipes Medley !

 

Les Salons Medley

21 rue Vieille du Temple, Paris 4e. 01 44 61 89 29

134 bd. Raspail, Paris 6e. 01 43 26 17 59

12 rue Clemenceau, Aix-en-Provence. 04 42 27 94 94

21 rue Dauphine, Saint-Dié des Vosges. 03 29 55 32 79

Repost 0
Pour les Enfants d'Haïti
commenter cet article
7 mars 2008 5 07 /03 /mars /2008 13:21
                                                                                              Mallemort, le 7 mars 2008                                                                 
 
 
Bonjour,
 
En participant à l’opération « Agendas 2008 » au profit de l’orphelinat ENFANT HAITIEN MON FRERE, vous avez contribué à la collecte de 1885 Euros. (+ 343 Euros sur le compte EHFA suite à la vente de  49 agendas).
 Cette somme, qui a été intégralement versée à l’orphelinat EHMF en deux virements bancaires, a d’ores et déjà permis d’améliorer l’ordinaire des petits pensionnaires de l’orphelinat.
Au nom des enfants, de Rolande LAFONTANT, directrice de l’orphelinat, du Père LESPINASSE, co-fondateur, nous vous adressons nos plus sincères remerciements.
 
Notre association, POUR LES ENFANTS D’HAITI, poursuit bien entendu ses actions pour l’orphelinat et aujourd’hui nous sommes heureux de pouvoir vous annoncer :
 
-         La pleine réussite de l’opération Noël 2007 qui a permis d’offrir un cadeau de Noël à chaque enfant. 
-         Nous avons reçu un don exceptionnel de 1500 €uros de la part du Comité d’Entreprise de la Mutualité Française. (don qui découle directement de l’opération « Agendas 2008 »)
-         La vente de badges aux couleurs de POUR LES ENFANTS D’HAITI a rapporté à ce jour près de 400 €uros.
-         Le magasin SHIP du Marin nous a offert un stock de 60 vestes de pluie taille 12/14 ans. Une partie de ce stock est destinée aux enfants de l’orphelinat, l’autre partie est en vente, en Métropole exclusivement, au prix de 10 €uros pièce. L’argent sera intégralement reversé à l’orphelinat. 
-         Notre prochaine opération : La vente d’artisanat d’art Haïtien (magnet, cadres…)

-         Notre prochain but : Récolter la somme nécessaire à l’achat d’un matériel de filtration de l’eau à l’orphelinat afin de rendre celle-ci potable et d’éviter l’utilisation de comprimés.

Vous retrouverez toutes ces informations sur notre blog :
pour-les-enfants-d-haiti.over-blog-com
 
Encore mille mercis pour votre aide précieuse.
Bien cordialement.
 
L’Association POUR LES ENFANTS D’HAITI et l’ORPHELINAT ENFANT HAITIEN MON FRERE.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Repost 0
Pour les Enfants d'Haïti
commenter cet article
26 janvier 2008 6 26 /01 /janvier /2008 14:21

Carnet de route… AYITI…. AYITI je ne t’oublie.

 

 

 

21 février 2007.

 

L’heure « h » approche. Bien calée dans le siège 22c je pratique la respiration sophrologique pour calmer la boule de nerfs qui trépigne à l’intérieur.

Philippe CAULIEZ est en pôle position à l’avant de l’appareil. Le savoir dans cette première partie du vol de Fort de France à Pointe à Pitre me rassure un peu.

Les quelques minutes passées ensemble avant l’embarquement ont fini de me rassurer : Tout va bien se passer.

…/…

 

Nous survolons la mer des Caraïbes. Sous peu la Dominique se profilera puis ne sera qu’un petit caillou semé derrière nous, tout comme sa voisine Martinique qui n’est plus rien à l’horizon.

Je suis le petit Poucet. J’ai tellement peur de ce voyage que je me raccroche à ces petits cailloux posés sur l’océan.
Martinique, Dominique, Guadeloupe et ses satellites, les îles vierges, Montserrat, La République dominicaine et toi AYITI.

Toi Ayiti que je vais bientôt découvrir.

…/…

 

Je n’ai pas d’heure, je n’aime pas les montres qui rappellent que le temps passe, encore une mauvaise approche de la mort diront certains psychanalystes. Qu’à cela ne tienne, je vis sans heure et cela ne me fait pas défaut.

J’appréhende l’arrivée et le passage en douanes. Les 42 kilos de marchandises destinés à la maison poseront-ils problème ?

 

Rien, tout s’est passé trop bien. J’en regrette mes craintes.  Comme prévu le carton a été ouvert et comme il ne contenait que du lait, des céréales, des protéines, il n’a pas alarmé les officiers des douanes.

Aurais je dû mettre beaucoup plus de médicaments dans la valise ?

 

A la sortie, j’ai aussitôt retrouvé ma Martine et son magnifique sourire. Nous avons pris la route de la maison accompagnées du chauffeur fidèle adepte du klaxonne.

Je m’attendais tellement à cette traversée de Port au Prince que je n’ai absolument pas été choquée par l’ambiance qui y règne, au contraire. Trop préparée, trop « dedans » j’ai tout de suite accroché. D’accord le trafic est dense, les tap-tap colorés bondés, les gens traversent les routes sans regarder, sans prendre garde, les immondices jonchent les rues et trottoirs, la foule est compacte, par terre, debout, marchant, allongée… Tout me semble si familier. D’où me vient cette impression de déjà vu ?

 

Arrivés à la maison, 20 minutes plus tard, Le Père Lespinasse m’accueille. Quel bel homme ! Alerte, il reflète la bonté et la joie de vivre. Sa présence m’a touché. Nous n’avons pas beaucoup échangé mais ses regards m’ont apaisé.
Rolande, revenue de la campagne pour se reposer pendant Carnaval était également là. Aphone et souffrant de la grippe elle était là paisible et heureuse.

Et Jerry, ce petit garçon qui partage ma vie, notre vie depuis 18 mois, il m’attendait avec son camion de pompiers serré contre lui.

Nous nous sommes serrés fort l’un contre l’autre et d’un coup, j’ai eu le sentiment de l’avoir toujours connu. C’était mon petit garçon, aucun doute là dessus.

 

…/…

 

Demain est un autre jour.

 

…/…

 

22 février 2007.

 

Jerry dort encore, dehors les bruits de la rue résonnent. Déjà les klaxonnes et les moteurs qui grondent. Les sonnettes de cireurs de chaussures ambulants rythment la cadence. Les gens parlent fort, le jour se lève.
Cette nuit il a plu, mais tout est déjà sec dehors. La brume se lève sur la ville. Paysage ordinaire où la végétation, qui au cœur de la ville est asphyxiée a un peu de vie ici. Les bougainvilliers mènent la vie dure à la pollution. Les palmiers royaux font les fiers devant les gravats et les immondices.

Je n’ai pas la notion du temps. Quelle heure est-il ?

 

…/…

 

Manoucheka est venue nous chercher. Nous avons traversé à pieds les quelques dizaines de mètres qui nous séparent de la maison. Je me suis laissée guider au travers les dédales des ruelles étroites et des petites maisons de ciment. Des femmes font la lessive dehors, d’autres préparent le repas. Les enfants sont là, dehors à nous regarder passer.

La maison vit, chacun s’affaire, des enfants sont à l’école, d’autres dans la cour, d’autres dans leurs chambres. Les petits dorment, les gardiennes s’affairent en cuisine. Tout cela dans un calme certain.

Je suis installée sur le fauteuil de la pièce à vivre. Chrismène est venue me saluer et maintenant j’attends. Je n’ose prendre d’initiative, je reste à attendre quand soudain Chrismène m’invite à visiter avec elle la maison.

 

…/….

 

Chrismène et Le Père LESPINASSE sont partis rencontrer le Ministre des Affaires Etrangères afin de tenter d’obtenir le Visa du petit Gérard. Gérard qui a des hauts et des bas selon les jours. Il reste très fragile et à besoin de partir assez rapidement pour se faire opérer.

 

…./….

 

Depuis deux bonnes heures j’entends une foule scander des psaumes, des chants. Le temple protestant est à deux pas.

La musique de la sono des grands, les bruits de la rue, les freins et les klaxonnes des véhicules, le grelot des cireurs de chaussures, le pilon qui pilonne depuis des heures et des heures… il me manque un peu les bruits des enfants.
Les tous petits ne pleurent pas, ou presque pas. C’est une maison qui grouille d’enfants et elle me paraît vide de leurs bruits.

 

…/….

 

La rue ne désemplie pas, défilé permanent de gens qui vont d’un bon pas vers leur destination.

Le pilon pilonne toujours, Martine passe, tout sourire.

Je suis observée par certains qui n’osent sourire et qui me regardent parfois d’un œil sévère.

Ici on ne pratique pas l’hypocrisie et c’est tant mieux. On veut parler, on le fait, on préfère ignorer, on le fait, on observe en toute franchise. Il y a aussi de la timidité, une grande timidité.

Mona et Martine déjeunent avec moi. Mona porte un t-shirt, « Coiffure de Paris » Elle ne sait pas, je ne dis rien.

Je suis un peu gênée de ce menu festif (poulet, crudités, riz, gratin de pâtes) et encore plus gênée quand je vois Jerry croquer dans les os friables du poulet…

Repas bien préparé, tranquillement mangé.

Je débarrasse. Enfin un sentiment d’utilité et j’impose de faire la vaisselle. Ca fonctionne. Je sens certains regards moqueurs. Mona s’amuse à me verser de l’eau sur les pieds et pendant ce temps elles s’affairent toujours à deux à pilonner la cive.

Les autres jeunes filles de la maison n’ont pas voulu se mettre à table avec moi, par timidité me dit Martine.

 

Stacey  rentre de l’école. Elle apprend la méthode de lecture Ti malice. Nous faisons ensemble les devoirs. Petite malicieuse qui préfère s’amuser que d’apprendre ses leçons. Je pense que Stacey est une enfant précoce. A la voir évoluer auprès des autres enfants je sens en elle des facultés insoupçonnées mais étouffées. Rolande a d’ailleurs bien évalué cette enfant qui est d’ailleurs gardée seule pour ne pas perturber les autres enfants.

La famille de Stacey vit à Port au Prince. Ses visites sont très rares, voire inexistantes mais malgré ça la famille s’oppose à l’adoption de cette petite. Rolande a pourtant proposé de l’adopter elle. Nouveau refus. Pourquoi ?

 

…/…

 

 

23 février 2007

 

 

Jean-Wlater est venu nous chercher, nous avons pris à pieds, une autre route que celle de la veille. Une artère un peu plus passante. Nous suivons le ru des eaux usées qui se déverse dans la rue. Nous passons devant la bibliothèque, avec ses fers forgés et ses murs bien peints. Superbe bâtiment qui contraste avec l’environnement.

A la maison, c’est séance coloriage. Pierre-Paul nous a rejoint, Samantha aussi. Les grands veulent également colorier, comme les petits. Est-ce un prétexte pour passer un peu de temps avec moi ? Si c’est le cas, j’en suis flattée.

 

 

Chrismène m’explique les cas des enfants « à handicap », Christella, Esther, Johanna… qui ne seront pas adoptés puisqu’en Haïti les enfants comme eux ne bénéficient pas de procédures d’adoption à moins que des parents de l’extérieur n’en fassent la demande.

Samantha par exemple, jeune fille de 15 ans, va partir chez un frère de Rolande qui vit aux Etats Unis et qui l’adopte. Elle est heureuse de ce départ même si elle reste discrète sur la situation et qu’elle appréhende sans doute le fait de quitter la maison où elle a toujours vécu.

 

…/….

 

Chrismène me parle de la scolarité. Dans le quartier les écoles pullulent. Payantes c’est une manne pour leurs dirigeants. Il en est de même dans tous les quartiers, à chaque coin de rue son école.

La scolarité est donc payante pour tous les enfants. Pour qu’ils puissent en bénéficier ils doivent être enregistrés aux Archives. Ce qui veut dire qu’ils doivent avoir été déclarés à la naissance. Or, ce n’est pas toujours le cas. Les déclarations étant payantes, certains parents ne vont faire enregistrer l’acte de naissance de leur enfant que lorsqu’ils souhaitent les scolariser.

A la maison tous les enfants en âge d’aller à l’école y vont. Pour 5 d’entre eux la scolarité est gratuite car ils sont au lycée.

Les plus éveillés vont à l’école le matin, principalement chez les sœurs. Les enfants ayant un certain retard scolaire vont à l’école l’après midi.
Chrismène me précise que les enfants arrivés à la maison dés leurs premiers mois suivent tous une scolarité normale pour Haïti. (niveau très inférieur à celui que nous connaissons chez nous). Les enfants qui arrivent sur le tard, sont pénalisés et doivent suivre les cours de l’après midi.

 

Je m’inquiète de savoir si des parents biologiques viennent de temps en temps voir leurs enfants. Chrismène me dit que c’est assez rare. Certains parents n’osent pas venir car ils craignent qu’on leur demande de repartir avec leur enfant. Parfois ils envoient un membre de la famille, un oncle, une tante.

 

…/…

 

Jean Walter me dit qu’il fait des bracelets pour se faire de l’argent de poche. Je lui en commande 5 pour offrir et attend le résultat.

Cela améliore son quotidien.

 

…/…

 

Nous sommes vendredi et comme chaque vendredi, le Docteur LA MOTTE, va venir rendre visite à la maison. Cette pédiatre qui travaille depuis 6 ans avec la maison est rémunérée mensuellement par Rolande.
Elle peut intervenir en cas de nécessité et ses interventions ont parfois permis d’éviter des hospitalisations très très onéreuses.

Elle est rémunérée mensuellement par la maison et chaque vendredi elle ausculte 10 enfants proposés par les gardiennes selon leur état de santé.

Elle connaît chaque enfant, suit sa progression, son évolution, sait immédiatement s’il a pris ou non du poids. C’est un soutien important, capital pour la maison.

Nous évoquons le cas de Rose Berline arrivée en novembre dernier, toute chétive, souffrant de malnutrition et qui aujourd’hui est un bébé bien portant que le Docteur LA MOTTE s’amuse à appeler « Big Mama » tellement elle fait plaisir à voir.

 

…/…

 

24 février 2007

 

 

Nous partons en visite guidée de la ville. Les écoles, les lycées, les instituts de langues, le tour du palais présidentiel, immaculé, où la pelouse est coupée au cordeau. Les ministères, le palais de justice, la rue où l’on vend du matériel pour véhicules, la rue des pharmacies, puis celle de l’hôpital public,  la faculté des sciences, la fac de médecine, la maison des étudiants en médecines, la rue des vendeurs de meubles locaux, l’IBERS un peu plus loin.

Nous traversons Canapé Vert, un quartier qui n’a rien de luxuriant, rien de verdoyant.

 

Nous grimpons vers pétionville. De belles maisons d’expatriés côtoient les gens de la rue. Le bâtiment de la société DIGICEL a belle allure alors qu’à cinquante mètres je vois un pauvre vieillard crasseux dormir à même le sol. Je n’aime pas ce quartier, il sonne faux.

La route grimpe, la végétation reste étouffée, coincée sous la chape de pollution.

 

La montagne est marron, les arbres ont déserté, arrachés pour la fabrication du charbon, combustible indispensable. Des torrents de boues dévalent les flancs des montagnes, rien ne les retient, ils filent vers la ville charriant avec eux, tout sur leur passage. La pluie est toujours redoutée.

 

Nous traversons Tomassin, le marché de Kerscoff et arrivons à Fermathe. L’hôpital, l’église où s’exerce une chorale, le zoo où vivent en cage un iguane, un caïman, des lapins, un ouistiti, un serpent, des paons.

En route pour Fort Saint Jacques.

Ce fort construit en 1805 dans les hauteurs de Port au Prince, pour lutter contre les invasions et protéger la population.

Nous mettrons plus d’une heure pour parcourir un tronçon de « piste » alors que la route principale est coupée.

Autant les rues de Port au Prince sont assez praticables autant ce que nous traversons est titanesque. Nids de poules tous les mètres, boue, pierre, terre, cailloux… Le chauffeur doit parfois descendre pour bloquer avec des pierres les roues du 4X4 pour qu’il ne recule pas.

Nous traversons un marché… édifiant. On y vit, on y mange, on s’y fait peigner. La viande est vendue à même le sol, tout comme les médicaments, le savon, les œufs, les fruits, les légumes. Des seaux de viandes cuites, orangées sont vendus. Je suppose qu’il s’agit de volailles.  Les hommes se soulagent là sans pudeur. Une femme vomit. Les marchandises sont apportées à dos d’âne. Les animaux n’ont rien sur le dos, ils attendent la fin du marché dans leur enclos.

 

La route est interminable, même si la vue est imprenable et que les terres que nous croisons semblent cultivées. (Poireaux, tomates, oignons, choux, laitues..) La terre semble assez fertile même si les légumes restent de petite taille.

Les tap tap sillonnent cette campagne abandonnée par les autorités. Rien n’est organisé. Les morts sont enterrés sur leurs terres, à côté des maisons. Aucune maison n’est terminée, elle reste en ciment brut. Chaque maison habitée semble surveillée par un gardien pour éviter les pillages.

 

Nous arrivons à Fort St Jacques, à côté le Fort Alexandre, qui lui n’a jamais été terminé.

Un jeune garçon vient vers nous, il sera notre guide. Il nous raconte que ce fort muni de 12 canons (11 français et 1 anglais) a été construit pour protéger la population des invasions. Un réservoir d’eau en son cœur permettait de récolter les eaux de pluie. Les murs auraient été consolidés par du sang humain et de la bagasse de canne à sucre. 250 hommes y vivaient.  Aujourd’hui il sert de « baisodrome » aux couples qui paient une modique somme au gardien des lieux pour y trouver un peu d’intimité… Aux alentours, des groupes de jeunes viennent passer la journée. Ils y mangent, danse, et y font bien d’autres choses que la morale m’invite à ne pas écrire ici.

 

… / …

 

Le départ approche, derniers câlins, dernières consignes, Jerry veut partir avec moi. Rolande est là, je lui confie le petit bonhomme, elle le prend dans ses bras et s’éclipse vite avec lui.

 

Nous partons avec Martine et le chauffeur. Arrêt à la station service. 20 bonnes minutes d’attente à la pompe. La clé pour ouvrir les vannes a disparu. J’en profite pour observer la rue, les gens. Je vois deux hommes faisant rouler devant eu une brouette sans âge qui contient un monticule d’ordures. Au coin de la rue, juste en face, un immense tas d’ordures. Ce monticule vient le compléter.

Ils sont à peine repartis la brouette vide, que d’autres personnes arrivent pour fouiller ces restes et y trouver quelque chose qui pourra leur être utile. Ainsi va la vie à Port au Prince. Les camions de la Minustath, passent à vive allure. Personne ne prête attention à personne.

En route pour l’aéroport, toujours beaucoup de trafic. Nous sommes dimanche, jour du seigneur, les tap tap sont pleins de gens endimanchés qui rentrent ou se dirigent vers leurs lieux de culte.

Martine ne peut m’accompagner dans l’aéroport, il aurait fallu en faire la demande au préalable. Encore une brimade supplémentaire. Qu’importe nous gardons le sourire, j’embrasse mon amie. Elle me demande d’embrasser mes filles qu’elle connaît. Martine est quelqu’un de bon, de bien. Une belle jeune femme que j’aime beaucoup. Sans elle mon séjour n’aurait pas été ce qu’il a été. Elle m’a suivie, m’a aidée, s’est occupée de moi. Merci ma Martine.

Nous nous quittons là à l’entrée de l’aéroport, je pars avec ma valise vide, Martine repart vers sa vie.

Quelques achats au duty free et me voilà dans l’avion. Décollage, je prends encore des images d’Haïti que je stocke dans ma tête. Terre grise, terre marron, terre au peuple brimé mais bon et fier. La couleur de l’eau reste marron mais mon cœur est emplit des couleurs de la vie.

Juste là, il est une vie. Je reviendrais. J’aime AYITI, je suis une Haïtienne.

 

Repost 0
Pour les Enfants d'Haïti
commenter cet article

Pour Les Enfants D'haïti.

  • : PLED'H Pour Enfant Haïtien Mon Frère
  • : Enfant Haïtien Mon Frère est une crèche/orphelinat de Port au Prince qui accueille une soixantaine d'enfants. Notre association POUR LES ENFANTS D'HAITI. (PLED'H) a pour vocation d'aider EHMF.
  • Contact

Catégories